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Chili

Chili: 11 morts dans les émeutes sanglantes, les manifestations continuent

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Chili: 11 morts dans les émeutes sanglantes, les manifestations continuent 26
Crédit photo : Reuters
Barbancourt

Les affrontements meurtriers, les casses, les scènes de pillage et les incendies sont toujours en cours au Chili depuis la vague de contestations déclenchées il y a plusieurs jours par des lycéens et des étudiants en réponse à la hausse du prix du ticket de métro.

Pour continuer de dénoncer les inégalités sociales et le
coût élevé de la vie, le pays a connu ce lundi une nouvelle journée de grève générale. Le concert des casseroles, une nouvelle forme de protestation innovante improvisée par les jeunes, s’est tenu de plus belle lors de la manifestation organisée à Valparaiso ce 21 octobre. Le nouveau bilan parle de 11 morts en trois jours. Sur place la mobilisation reste forte, rapporte RFI.

«Nous sommes le cauchemar de ceux qui volent nos rêves, ce n’est pas 1973, c’est 2019» peut-on lire sur un panneau brandi par un jeune manifestant.

Le Chili, un pays de plus en plus fracturé socialement. L’inégalité s’installe en une véritable forteresse.
Si la contestation au Chili est partie des lycéens et des étudiants qui ont protesté contre la hausse du prix du ticket de métro, la colère de la société chilienne semble avoir des racines plus profondes. L’augmentation du ticket de métro était la hausse de trop. Quelques centimes ont suffi pour allumer la mèche.

Barbancourt

“Vu de l’extérieur, le Chili est loué pour sa stabilité économique et politique, mais de l’intérieur le pays est de plus en plus fracturé socialement. Certes, le Chili est riche. Le PIB par tête est d’environ 20 000 euros, selon la Banque mondiale. C’est même le plus élevé d’Amérique latine. Mais le pays est aussi le plus inégalitaire de la région. Un Chilien sur deux vit avec moins de 480 euros par mois. Et quant au système de retraites par capitalisation, très critiqué par ailleurs, il n’offre le plus souvent qu’une pension inférieure à 400 euros par mois. On comprend alors les raisons du mécontentement”, souligne Rodrigo Garrido de REUTERS.

Alez_728
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