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Économie

Haïti-Économie : la Direction de l’inspection fiscale recommande à l’État haïtien d’augmenter graduellement les prix de l’essence à la pompe

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Carburant, Pétrole, compagnies
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Un rapport acheminé au Ministère de l’économie et des finances révèle la situation délicate qui attend le pays dans les prochaines semaines. Incapable de rembourser les compagnies pétrolières, l’Etat haïtien doit agir sur le prix des produits pétroliers pour empêcher une situation de pénurie dans les prochains jours. Ce rapport indique également que l’Etat enregistre un manque à gagner de 46 milliards de gourdes chaque mois à cause des droits de douane et de la subvention du prix carburant à la pompe. Un montant qui pourrait dépasser les 753 millions de dollars américains cette année. La dévaluation de la gourde est aussi l’une des causes de cette délicate situation.

Les commandes de produits pétroliers pour le marché haïtien se font toujours en gourde alors que celle-ci continue de perdre sa valeur face au dollar. Même quand le prix du carburant demeure stable sur le marché mondial, la décote de la gourde constitue un facteur de perte pour l’Etat haïtien.

Dans ce rapport, la Direction de l’inspection fiscale rappelle qu’au 20 mai 2019, le prix pratiqué sur le gallon de l’essence en Haïti reste inférieur à celui de la région. À titre d’exemple, le rapport cite le cas de la République dominicaine où la gazoline et le gasoil se vendent respectivement à 4 dollars 72 et 3 dollars 64. Tandis qu’en Haïti, ces produits se vendent à deux dollars 48 ($2,48) et un dollar 98 ($1,98) respectivement. Au Trinidad, pays producteur de pétrole, la gazoline se vendait à un dollar 98 alors que le gasoil s’achetait à 3 dollars 22 centimes.

Ce rapport de la Direction de l’inspection fiscale révèle aussi que le montant de la dette de l’Etat haïtien envers les compagnies pétrolières dans le cadre de la subvention du carburant s’élève à plus de six milliards de gourdes (6, 523 873 304 gourdes) au 31 mars 2019. Un mois plus tard, soit le 31 avril, l’état de créance du Trésor public est passé à huit milliards 191 millions, soit une augmentation de 25 %. Ces deux montants ont été remboursés. Du 31 avril au 10 mai 2019, l’état de créance avait déjà franchi le cap des huit milliards 757 millions de gourdes. Un montant que l’État haïtien doit rembourser pour permettre l’importation de l’essence sur le marché local.

Selon ce rapport, le gouvernement n’est plus en mesure de payer ses dettes. Il n’est pas non plus en mesure de subventionner les prix du carburant à la pompe. Ce, en raison du manque à gagner résultant de la non-perception des taxes.

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Ne disposant pas de ressources financières à cause du non versement des taxes négatives par l’État, les compagnies pétrolières se trouvent dans l’incapacité d’approvisionner le marché pour les semaines à venir.

Ainsi, l’administration de Jovenel Moïse se trouve face à un dilemme. Soit elle répercute les prix réels des produits à la pompe, soit elle ajuste ces prix graduellement, selon les recommandations faites dans le rapport de la direction de l’inspection fiscale .

Dans le cas contraire, précise le rapport, l’on doit s’attendre à une éventuelle pénurie des produits pétroliers sur le marché national.

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John F. Moreau (PDG | juno7) - Jinaud Augustin (ADM, Redacteur en Chef) - Jusner JEAN-PIERRE CPAH, (Economiste) - Lunick Revange (Redacteur) Pierre Emmanuella Tanis (Rédactrice) - Ody Bien-Eugène (Photographe) - Patrick Edouarzin TCHOOKO (Caricaturiste), Chrisnette Saint Georges (Présentatrice) Jean Herntz Antilus (Rédacteur)

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