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Haïti-Sécurité: “manifestations violentes”, “pays lock”, un agent du CIMO décrit une expérience rude et compliquée

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Haïti-Sécurité: "manifestations violentes", "pays lock", un agent du CIMO décrit une expérience rude et compliquée 28
Image d'Illustration | Des agents du CIMO devant la base à Delmas 2 (photo tirée de facebook)
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Du 7 au 16 février, le pays avait connu des journées de tension. Une série de protestations violentes, parfois improvisées avait bouleversé les entrailles des rues d’Haïti jusqu’à paralyser toutes les activités, forçant ainsi les individus à rester cloîtrés dans leur maison.

Jets de pierres, pillages, incendie de véhicules et de bâtiments, la pression était de taille. Dans ce contexte, il faut penser aussi que la tension était aussi du côté des policiers du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre dont leur principale mission est d’encadrer les rassemblements, manifestations et autres mouvements de contestation populaire.

Pour avoir vécu tout cela sur le terrain pendant cette période, Pierre Donald, 32 ans, père de famille, agent 1, issu de la 23e promotion dit garder encore des souvenirs de ces journées chaudes où les nerfs étaient à fleur de peau.

Pierre Donald qui a intégré la PNH pour aider à maintenir l’ordre, a été témoin de la blessure au visage de sa collègue Gloria Stéphanie Henry. Elle a été victime d’un manifestant armé contre qui les policiers étaient contraints d’avoir un comportement plus réfléchi et responsable afin d’éviter un bain de sang.

“Même les manifestations qui se veulent pacifiques finissent parfois par dégénérer. À 10 h am, tous les manifestants se disent pacifiques. Mais à 4 h pm, la situation a souvent beaucoup changé et les groupes présents sont plus hostiles… C’est pourquoi notre mission peut parfois être de restreindre leurs mouvements pour protéger les personnes et les biens et de les amener à se disperser”, comme pour expliquer la complexité du travail des agents sur le terrain pendant les derniers événements.

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Pierre Donald respecte les droits des manifestants, quoique certains se soient montrés très violents envers les agents de l’ordre. Le maintien d’ordre aura toujours sa place selon ses dires. “Il y aura toujours des manifestations. Elles font même partie de notre culture. C’est pourquoi le maintien d’ordre sera toujours nécessaire. C’est nécessaire pour la stabilité du pays. Parce que tant que les droits fondamentaux ne seront pas garantis, il y aura toujours une cause pour que les citoyens manifestent”.

À l’Académie, nous nous sommes entraînés pour gérer ce genre de situation. On nous apprend par exemple à faire face aux jets de pierres. Cela nous permet de ne pas être surpris quand nous devons faire face à de telles situations, comme c’est souvent le cas dans les manifestations.

Parallèlement, Donald Pierre estime que leur performance, très félicitée par divers acteurs nationaux et internationaux apres les dernières protestations est due à la solide formation reçue à l’académie de police.

“On nous apprend également quelques règles élémentaires, comme le fait qu’il ne faut jamais rester seul. C’est pourquoi on se déplace toujours en groupe. En tant que force de l’ordre, on nous apprend aussi à gérer la fatigue. Sur le terrain, on n’a pas le droit d’être fatigué !

Malgré les dangers auxquels il est exposé, Pierre Donald ne se voit pas ailleurs dans les prochaines années car dit-il «  j’ai intégré la PNH qui est pour moi un rêve d’enfant »

Le témoignage de Donald Pierre a encore tout son sens dans ce contexte actuel où des manifestations sont annoncées dans le pays par l’opposition. Les unités de maintien d’ordre doivent plus que jamais redoubler d’effort afin d’être encore à la hauteur des événements qui vont suivre à partir de ce jeudi 7 mars.

Barbancourt
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