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Le comédien haïtien James Fleurissaint nous livre la clé de la diction poétique

Le comédien haïtien James Fleurissaint nous livre la clé de la diction poétique

Le comédien haïtien James Fleurissaint nous livre la clé de la diction poétique et le projet “verbe enflammé”.

Si James Fleurissaint ne ressentait pas un plaisir à dire des textes poétiques, cette aventure n’aurait pas pu durer autant car il s’agit d’une relation de plus d’une dizaine d’années entre l’artiste et la diction poétique.

Aujourd’hui il est animateur d’une rubrique qui porte le titre de : Verbe enflammé. Une rubrique qui met en valeur la littérature haïtienne. Nostalgie,  nouvelles rencontres, des auteurs d’autrefois et d’aujourd’hui.

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-Peut-on dire n’importe quel texte ?

-C’est une pratique que je déconseille car mieux c’est beau, mieux ça passe.
Sinon, je ne vous apprends pas qu’il y a des mauvais textes (rire).

-Qui est James Fleurissaint et c’est quoi le projet “Verbe enflammé” ?

-Je suis un étudiant en art du spectacle à l’université de Paris Nanterre, comédien et diseur de métier.

Quand on me questionne sur ce sujet (le dire poétique), je deviens bavard car je suis dans un domaine que j’aime, la région du cœur en d’autre termes.

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Cela me plait autant de répondre à vos questions que de découvrir cet intérêt qui s’installe de plus en plus pour le projet “Verbe enflammé”.

Et s’il faut faire l’historique du projet je vous dirai d’entrée de jeu que cela n’a pas commencé aujourd’hui ni hier mais très longtemps.

Tout à commencé avec ce fameux duo que moi et mon frère de scène Emmanuel VILSAINT avions initié. Au départ, c’était une tentative pour dire que nous voulions mettre la voix sur les plus beaux textes de la littérature mondiale, et après de nombreuses tentatives, on avait l’impression que le public ne négligeait pas notre offre.

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La première personne qui a eu la chance de découvrir ce travail était l’artiste David Mezy et ses encouragements donnaient de l’ailes à notre passion. Cela remonte à quelques années avant le séisme du 12 Janvier 2010.

Athis Paul Henry était de ceux qui ont cru que tout cela avait un sens, il a même été une sorte de manager pour nous en quelque sorte car grâce à lui, on a joué dans pas mal d’endroits du pays.

A ce propos je peux en parler toute une année mais il y a d’autres questions auxquelles je dois répondre.

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-Quel est le sens de cette rubrique pour vous ?

-Le verbe enflammé est une façon pour moi de partager ma passion pour la littérature ou encore le dire poétique avec les autres passionnés. Il s’agit aussi de faire découvrir ce beau langage, les belles plumes du pays.
À la quinzaine le grand public a un poème à portée d’oreille, et parfois il s’agit de l’extrait d’un texte dramatique.
Je n’ose pas dire que le dire est ma tasse de thé mais je m’y connais un peu.

-Et si vous deviez parler de cette aventure avec Haïti Inter ?

-L’idée a pris naissance au lendemain de ma participation à FRITAY NIGHT qui est une activité organisée par Kecita Clenord( artiste) et Myrlise Lavaud( influenceuse). Et tout de suite après avoir dit un texte de mon pote Emmanuel VILSAINT et un autre de Lyonel Trouillot, l’équipe est venue me féliciter ( Guy Ferolus et Tcheïta Vital ). On a échangé sur pas mal d’idées, et enfin de cette prestation est né ce projet.

-Sur quelle base choisissez-vous les textes que vous dites à l’émission ?

-Il y a tellement de beaux poèmes, de beaux livres d’auteurs haïtiens que chaque 15 jours, je suis dans l’embarras du choix.
Si je dois parler de critères,  je pense que le texte doit m’interpeller.

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-Vous souvenez-vous de quelques auteurs ?

-J’ai déjà proposé, Lyonel Trouillot, Franketienne, Georges Castera, Carl Brouard, Jeudi Inema, et maintenant je travail sur : James Noel , Mackendy Orcel,  Jean D’Amérique, Yanick Lahens, Ketly Mars, Bonel Auguste, Nehemi Dahomey, Pyè lajwa, etc.

-Avez-vous des modèles dans ce domaine ?

-J’en ai pas mal. En Haïti c’est Lobo, Myrtho Casséus, Syto Cavé, Youyou, Brisson, Jacques Adler Jean Pierre, etc..

En France, j’aime la qualité du travail d’un comédien qui n’est plus, il s’agit de Louis Jouvet. J’aime aussi le travail de Fabrice Lucini.

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-Comment abordez-vous ce travail ou encore comment travaillez vous un texte poétique ?

-Il n’y a pas vraiment une méthode spécifique car rien n’est figé. Dans un premier temps, j’ai fait choix d’un texte qui me parle, ensuite je l’écoute et enfin j’essaie de le donner plusieurs interprétations.

D’un autre côté, il y a la diction dynamique,  la sensibilité du diseur même si parfois il faut savoir être neutre pour que ça coule mieux, et enfin la fantaisie qui est ce petit grain de sel qui donne au travail une certaine originalité.

Un comédien ( Emmanuel VILSAINT) eut à dire que jouer c’est faire l’amour avec le texte et pour ma part, je pense qu’il peut avoir de mauvaises nuits d’amour avec le texte en question si on ne se donne pas la peine de bien le travailler.

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En dernier lieu et dans une perspective plus ou moins technique, je dirai que tout m’est venu par le travail et s’il faut partager quelques pistes, il y a le travail de la diction dynamique, l’articulation, le contact, la fantaisie ou le contenu imaginatif, l’écoute, le silence qui est quelquefois plus important dans le texte, le travail de la personnalité de la voix, la couleur du texte, la distanciation, la lecture à haute voix et silencieuse, etc.

-Un dernier mot…

-Je suis incapable pour le moment car je ne suis pas à ma dernière heure de combat sur cette terre. ( rire).

Auteure : Maude Asrica Cyla

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