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Le Dr Moïse Lindor analyse le lot de malheur qui suit la pandémie du coronavirus

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Crédit photo: El colegio de Tlaxcala, A.C
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En plus des morts, des privations de toutes sortes et l’inquiétude provoquées par la pandémie du coronavirus, le Dr Moïse Lindor, spécialiste en santé mental, estime que bon nombre de personnes vont souffrir de stress post-traumatique. Pour ce professeur chercheur haïtien travaillant dans une université Mexicaine, Haïti n’a jamais été preparé pour faire face à aucune pandémie encore moins le coronavirus.

Depuis le début de la pandémie qui s’est déclarée en Chine, on parle davantage de pertes économiques et de changements dans le processus de production de biens et de richesses. Mais s’il y a un facteur qu’on néglige le plus souvent, c’est le côté humain. En plus des morts et des malades qui se comptent par millions aujourd’hui, le Dr Moïse Lindor juge le confinement comme une expérience désagréable car la vie de tous les jours est mise sur pause et suspend certaines libertés comme celle de se déplacer librement, de se divertir etc. Pour lui, l’épuisement mental et psychologique feront beaucoup de mal à l’humanité tout comme les pertes économiques.

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En Haïti surtout, où la mauvaise gouvernance accumulée sur plusieurs décennies et le manque de vison politique pour le développement des gouvernements successifs ont fragilisé davantage les conditions de vie de la population, le confinement est difficile. Car plusieurs familles n’ont pas de maison. Le plus souvent quand on leur demande de rester à la maison, les gens restent dans leur quartier. « La façon dont l’épidémie évoluera en Haïti dépend de l’approche des autorités pour assurer la prise en charge efficace de la population. Après avoir refusé au peuple le minimum pour survivre il faut penser à soulager sa misère exacerbée par le confinement. Aussi on doit agencer la communication de crise autour de la maladie afin de pas générer la peur et la panique au sein de la population », a-t-il expliqué.

« Haïti n’a jamais été preparé pour faire face à aucune pandémie encore moins le coronavirus », a-t-il ajouté. Car les autorités ne se soucient pas vraiment du sort de la population. Les conditions de vie précaire des haïtiens, l’insalubrité et la pauvreté sont des facteurs qui freinent le pays dans une lutte efficace contre la pandémie. Tout en critiquant le confinement, le professeur Lindor croit qu’il est important d’éviter toute possibilité de contamination massive de la population. Ce serait catastrophique pour le pays, a-t-il laissé entendre en prônant la solidarité et le respect des règles d’hygiène.

Mise à part le confinement, il a pointé du doigt l’incertitude que génère la pandémie en ce qui a trait à sa fin et aussi les conséquences socio-économiques désastreuses. « Les informations qui circulent dans la presse notamment ne rassurent pas les gens sur la pandémie et l’avenir. Les conséquences psychologiques en pareille circonstances sont le stress, l’inquiétude, la panique, la perte de sommeil, de l’appétit et même l’anxiété. En restant à la maison priver de tout, il arrive que certaines personnes se mettent en colère plus facilement », a-t-il expliqué.

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John F. Moreau (PDG) - Jinaud Augustin (ADM, Redacteur en Chef) - Jusner JEAN-PIERRE CPAH, (Economiste) - Lunick Revange (Redacteur) Pierre Emmanuella Tanis (Rédactrice) - Ody Bien-Eugène (Photographe) - Patrick Edouarzin TCHOOKO (Caricaturiste), Chrisnette Saint Georges (Météorologiste)

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