Moïse Jean-Charles, dont le parti a échoué dans la transition, signe un nouvel accord et se présente comme solution à la crise.
Face aux difficultés persistantes de la transition en Haïti, plusieurs partis politiques, regroupements et organisations de la société civile ont signé ce mercredi un document intitulé « Consensus politique pour le redressement national et la réorientation de la transition ». Parmi les signataires figurent notamment EDE, Pitit Desalin, KID, VEYE YO, Ansanm Nou Fò, Platfòm Ayisyen pou Ayiti, PALMIS, l’Accord Historique du 14 août, Rezo Nasyonal Peyizan Ayisyen et le Regroupement des Organisations Sociopolitiques de l’Opposition (ROSPO).
Le texte dresse un constat sévère du processus de transition en cours, jugé inefficace face aux multiples crises qui secouent le pays. Les auteurs appellent à une reconfiguration de la gouvernance transitoire, privilégiant une approche plus inclusive et centrée sur la stabilité. Pour ce faire, les signataires proposent la création d’un exécutif bicéphale, composé d’un Président et d’un nouveau Premier ministre, chargé de conduire la prochaine phase de la transition. Cette structure viserait à renforcer la légitimité et l’efficacité du pouvoir exécutif face aux défis du pays.
Toutefois, le rôle de certains leaders dans cette initiative soulève des interrogations. Moïse Jean-Charles, leader du Parti Pitit Dessalines, figure parmi les signataires. Or, son parti dispose déjà d’un représentant au sein du Conseil Présidentiel de Transition et assume la charge du Ministère de l’Agriculture. Sans constater l’échec de son parti dans la transition actuelle, il propose désormais un accord censé relancer le processus. Cette démarche pousse à se demander: comment un leader qui a échoué dans la transition en cours peut-il se présenter comme une solution à la crise nationale ?
Le document insiste également sur le rejet de toute prolongation ou maintien du Conseil présidentiel de transition au-delà du 7 février 2026, traduisant une volonté claire de rupture avec le cadre actuel et de relance d’un processus plus crédible.

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