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Politique

Le pouvoir en place publie un rapport complet sur la situation des droits humains

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bongu j7

Le Comité interministériel des droits de la personne (CIDP) a publié jeudi 12 mars un rapport sur la situation des droits humains en Haïti pour l’année 2019.

Ce rapport de 70 pages qui traite des cas de violations de droits humains reprochés à l’administration en place est en effet une réponse du pouvoir actuel pour éclaircir certains points mais aussi pour se dédouaner de certaines allégations faites par des organisations de droits humains sur les mauvais agissements de l’État. Il met en avant les programmes du président qui n’ont rien apporté comme la caravane du changement.

D’entrée de jeux, le rapport attribue la crise actuelle que connaît le pays aux récents épisodes de peyi lock, au mécontentement suscité par l’application d’un ensemble de mesures prises par le président Jovenel Moïse. Les artisans de la déstabilisation, selon le rapport, sont une “minorité mafieuse du secteur des affaires, des leaders politiques sans légitimité populaire, des parlementaires entrepreneurs politiques, des gangs au service des criminels financiers.

« L’administration Moïse a payé très cher cette volonté manifeste d’affirmer l’autorité de l’État avec ses tentatives de réformes pour la transformation de la société, le pays a connu les formes de protestation les plus criminelles qui n’ont jamais été enregistrées à ce niveau et avec autant de constance auparavant. Les acteurs qui pilotent les mouvements de protestation instrumentalisent des gangs armés pour terroriser la population dans l’espoir d’interrompre l’ordre constitutionnel et d’installer une transition illégale », selon le rapport gouvernemental.

Concernant le dossier Petro-caribe, le rapport avance que l’administration de Jovenel Moïse est très attachée à la lutte contre la corruption. “Le procès PetroCaribe est en cours. Le secret de l’instruction exige de ne pas se prononcer sur ce dossier et de le laisser suivre son cours” et dans le cadre de la lutte générale menée contre la corruption 30 cas de corruption ont été traités entre décembre 2018 et août 2019 sur le rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et de l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF).

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Le gouvernement dit déplorer aussi que des “organisations de droits humains aient cessé d’être un outil de défense des droits humains, mais se sont transformées en porte-parole de secteurs politiques violents qui terrorisent la population. Ces organisations, sans s’en rendre compte, deviennent automatiquement des agents qui renforcent les pratiques de haute criminalité contre la population.”

Le rapport du CIPD ajoute que “d’autres allégations de décès de manifestants qui auraient été imputés à des membres de la police haïtienne se sont en fait révélées fausses”. Il avance au contraire que la PNH demeure l’une des principales victimes des situations de troubles avec 23 cas de destruction intégrale ou partielle de véhicules de police, 24 cas d’attaques contre des commissariats et 40 cas de décès de policiers par balle recensés du 1er janvier au 30 octobre 2019.

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