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Un an sans vols internationaux à Port-au-Prince, expression de l’incapacité des autorités à relever les défis du pays

Un an sans vols internationaux à Port-au-Prince, expression de l’incapacité des autorités à relever les défis du pays

Depuis un an, l’aéroport international Toussaint Louverture ne reçoit plus de vols commerciaux internationaux, laissant la capitale coupée du monde et exposant l’impuissance des autorités

Cela fait exactement un an que l’aéroport international Toussaint Louverture n’accueille plus aucun vol international commercial. Depuis le 11 novembre 2024, les compagnies étrangères ont suspendu leurs opérations, laissant la capitale coupée du réseau aérien mondial. Seuls quelques vols charters parviennent à atterrir, alors que le trafic commercial demeure entièrement paralysé.

Pendant douze mois, les autorités haïtiennes n’ont pas réussi à convaincre les partenaires internationaux de reprendre les liaisons aériennes. Les conditions de sécurité autour de l’aéroport, régulièrement visé par des tirs ou menacé par des groupes armés, restent jugées trop instables pour autoriser un retour des vols commerciaux. Malgré plusieurs annonces et promesses, aucun résultat concret n’a été obtenu.

Face à cette fermeture prolongée, les voyageurs sont contraints de se tourner vers d’autres villes. Le Cap-Haïtien est devenu depuis un an le principal point de sortie du pays. Et depuis peu, l’activation de la ligne Cayes–Miami offre une alternative supplémentaire. Pour la majorité des habitants de la capitale, se rendre au Cap-Haïtien ou aux Cayes représente un parcours long, coûteux et risqué.

Cette situation expose surtout l’incapacité persistante de l’État à sécuriser l’espace de l’aéroport international de Port-au-Prince. Un an d’impuissance, un an sans vols commerciaux, un an de rupture avec le monde : le symbole est lourd pour un pays qui tente de se relever. Et rien n’indique, pour l’instant, que la situation changera bientôt.

Au-delà des contraintes de mobilité, la paralysie du principal aéroport du pays pèse lourdement sur l’économie nationale. Les échanges commerciaux, le tourisme et les opérations humanitaires fonctionnent au ralenti. De nombreuses entreprises étrangères hésitent à maintenir leurs activités à Port-au-Prince, par crainte d’une insécurité persistante et d’une absence totale de perspectives.

Cette situation, qui dure depuis un an, démontre clairement que le pays a besoin d’autorités capables de relever les défis urgents de l’heure. L’incapacité à sécuriser l’aéroport international et à rétablir les vols commerciaux traduit une faiblesse institutionnelle profonde. Les responsables concernés doivent redoubler d’efforts, agir avec plus de détermination et mettre en œuvre des solutions concrètes pour restaurer la confiance internationale et reconnecter la capitale au reste du monde.

Un an sans vols internationaux à Port-au-Prince, expression de l’incapacité des autorités à relever les défis du pays

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