Le président russe Vladimir Poutine menace de relancer les essais nucléaires si les États‑Unis en faisaient de même.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi envisager la reprise d’essais nucléaires si les États‑Unis décidaient d’en mener. Ses propos font suite à l’annonce du président américain Donald Trump, qui a ordonné au Pentagone, le 30 octobre, de « commencer à tester » les armes nucléaires américaines.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité retransmise à la télévision, Vladimir Poutine a demandé aux autorités compétentes « de tout mettre en œuvre pour recueillir des informations supplémentaires » et de soumettre « des propositions concertées » sur la possibilité de lancer des travaux préparatoires en vue d’essais nucléaires. Il a qualifié les déclarations de M. Trump de « question sérieuse ».
Donald Trump a affirmé que les États‑Unis mèneraient des essais « parce que d’autres font des essais », tout en restant vague sur la nature exacte d’une éventuelle détonation. Les États‑Unis n’ont pas procédé à une explosion nucléaire depuis 1992.
M. Poutine a rappelé que le dernier essai nucléaire russe remonte à 1990. Il a toutefois noté que la Russie teste régulièrement des vecteurs non porteurs de charge nucléaire, citant notamment le drone sous‑marin Poséidon et le missile Bourevestnik. Le président a insisté sur le fait que la Russie « a toujours respecté scrupuleusement ses obligations au titre du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires », mais prévenu que si les États‑Unis ou d’autres États parties au traité procédaient à de tels essais, la Russie serait « contrainte de prendre des mesures de rétorsion appropriées ».
De son côté, le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, a estimé qu’il était « approprié de commencer immédiatement la préparation d’essais nucléaires à grande échelle ». Il a évoqué l’archipel de la Nouvelle‑Zemble dans l’Arctique comme terrain d’essai potentiel et a affirmé que les plans américains « augmentent considérablement le niveau de menace militaire pour la Russie ». « Nous devons maintenir notre potentiel nucléaire afin de rester prêts à infliger des dommages inacceptables à l’ennemi en toutes circonstances », a‑t‑il ajouté.
Le chef des services de renseignement extérieurs russes, Sergueï Narychkine, a indiqué que les diplomates russes avaient demandé des clarifications à leurs homologues américains sur les déclarations très médiatisées de M. Trump. De son côté, le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a précisé que les tests évoqués ne seraient pas des « explosions nucléaires » mais des « explosions non critiques », destinées à vérifier certaines composantes des armes.

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