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12 Sénateurs américains écrivent au DHS et à l’USCIS sur la résiliation du TPS des ressortissants haïtiens

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Dans une lettre adressée à la Secrétaire du DHS (Department of Homeland Security) et au Directeur de l’USCIS (US Citizenship and Immigration Services), douze (12) Sénateurs américains exigent des explications sur la décision prise en novembre 2017 mettant un terme à la désignation du TPS aux Haïtiens.

Edward John Markey et Elizabeth Ann Warren du Massachusetts, Kirsten Elizabeth Gillibrand de New YorkMazie Keiko Hirono d’Hawaii, Patrick Joseph Leahy du Vermont, Christopher Van Hollen Jr. du Maryland, Robert Menendez et Cory Anthony Booker du New Jersey, Bill Nelson de la Floride, Tina Flint Smith du Minnesota, Dianne Goldman Berman Feinstein de la Californie, et Richard Joseph Durbin de l’Illinois, sont les douze Sénateurs qui, piqués par la curiosité, ont décidé d’adresser le 8 mai 2018, une lettre à Kirstjen Michele Nielsen du Département de la Sécurité intérieure (DHS) et Lee Francis Cissna Directeur de l’USCIS, sur la décision de résilier le TPS des ressortissants haïtiens. Une décision qui affectera plus de 58 000 Haïtiens.

Ces douze Sénateurs exigent d’ici le 31 mai 2018, que Kirstjen Nielsen et le Directeur Cissna fournissent par écrit, premièrement une base factuelle détaillée pour déterminer qu’Haïti ne remplit plus les conditions pour la désignation du TPS et deuxièmement la ou les raison(s) des disparités entre le rapport d’octobre 2017 de l’USCIS et l’évaluation du directeur Cissna dans son mémorandum du 3 novembre 2017.En octobre 2017, un rapport interne de l’USCIS intitulé «Considérations TPS: Haïti » indique que «bon nombre des conditions à l’origine de la désignation TPS (Statut de Protection Temporaire) initiale de janvier 2010 persistent en Haïti, et le pays reste vulnérable aux chocs externes et à la fragilité interne. Ce rapport a aussi fait mention de l’impact du choléra et de l’ouragan Matthew ayant ravagé le Sud du pays en 2016. Le rapport fait également mention de “l’insécurité alimentaire, la migration interne, l’afflux de rapatriés de la République dominicaine, ainsi que l’impact de diverses autres catastrophes naturelles ” qui continuent d’entraver le rétablissement d’Haïti

La lettre, suite aux faits ci-mentionnés, attire l’attention sur l’incapacité du pays de répondre adéquatement à un large éventail de besoins humanitaires persistants, et qualifie le redressement de la nation insulaire de “tragique” modèle d’un pas en avant, deux pas en arrière. ” 

Par ailleurs, Cissna le Directeur de l’USCIS, a déclaré le 3 novembre 2017 qu’Haïti a fait des progrès significatifs depuis le tremblement de terre de 2010. Cette déclaration faite dans un mémorandum adressé à la Secrétaire Nielsen stipule qu’Haïti ne remplit plus les conditions de désignation pour le TPS et que les Haïtiens ne bénéficieront plus des avantages dudit programme. Le directeur Cissna a ignoré le rapport de son propre organisme, affirmant que des progrès significatifs avaient été réalisés suite au tremblement de terre, et rappelant le retrait des Casques bleus de l’ONU, la fin des élections présidentielles de 2017 la fermeture des camps de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Le DHS a ensuite utilisé ces justifications dans son avis de résiliation publié dans le registre fédéral.

Cette décision récemment publiés par l’USCIS soulève de sérieuses questions, telles que celles que se posent les Sénateurs dans la lettre : les divergences entre le rapport interne USCIS et le mémorandum délibératif révèlent que le mémorandum est basé sur une lecture erronée du rapport ; au pire, ils révèlent que l’administration a volontairement faussé l’évaluation du renouvellement du TPS à des fins politiques. D’une manière ou d’une autre, les documents reflètent un mépris impitoyable de la façon dont cette décision du TPS affecte les quelque 58 000 Haïtiens prêts à perdre leurs protections. De plus, à la lumière des commentaires offensifs du président sur Haïti et les pays africains, ces documents soulèvent de sérieuses questions quant à savoir si la décision de l’administration de mettre fin au TPS d’Haïti était basée sur les conditions en Haïti – comme l’exige la loi – ou si la décision résultait de préoccupations politiques plus larges, y compris une animosité envers le pays et ses ressortissants.

Après mainte démonstration de manipulation, dans la lettre, les Sénateurs ont conclu par des exigences et ont conclu en mettant l’accent sur une demande : l’engagement immédiatement à reconsidérer la fin de la désignation du TPS en Haïti sur la base de faits et de la loi.

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