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Bicentenaire comme une zone de guerre

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Bicentenaire comme une zone de guerre
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L’entrée sud de la capitale transformée en zone de guerre par des bandits.

Depuis une semaine le Bicentenaire et ses environs sont transformés en zone de guerre. Des gangs armés défient les autorités, s’affrontent au grand dam de la population. Tandis que le chef du gouvernement, également président du conseil supérieur de la police nationale, Joseph Jouthe a affirmé qu’il est en contact permanent avec les bandits du Bicentenaire.

Bicentenaire comme une zone de guerre

Le Bigot

Retranchés dans leur camp et profitant des moindres occasions pour lancer une attaque contre leurs adversaires est la stratégie qui semble appliquer dans cette guerre que se livrent les groupes armés rivaux au niveau de la troisième circonscription de Port-au-Prince. Martissant, Cité de L’Eternel, Cité plus, la 1e jusqu’à la 5e avenue ainsi que Portail Léogâne sont le théâtre d’affrontements entre ces gangs armés.

La guerre entre ces jeunes issus de quartiers défavorisés (Grand Ravin, Village de Dieu, Tibwa, 4e avenue Bolosse), initiés très trop dans des gangs, ont fait de nombreuses victimes non seulement dans leur camp mais aussi parmi la population civile. Impossible de faire un décompte réel parce qu’ils établissent un siège dans le périmètre. Leur armement et leur détermination à vouloir mettre en déroute l’État ont transformé ces zones jadis tranquilles en un vaste milieu ayant l’air abandonné et marqué par le chaos.

Dimanche dernier à Portail Léogâne non loin de trois postes de police, des individus armés ont déclenché une fusillade au cours de laquelle plusieurs personnes ont reçu de projectiles. Des morts et des blessés ont été recensés selon plusieurs sources. Aucune réaction officielle des autorités en place. Ce mercredi 15 avril, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, lors d’un point de presse en compagnie des membres du Haut-état major de la PNH a lancé une mise en garde aux bandits qui imposent leurs lois dans cette zone. “Ils seront traqués ou stoppés”, a dit Me Lucmanne Délile, selon les déclarations rapportées sur la page Facebook du MJSP.

Sans un plan d’action stratégique ces paroles seront que de vaines menaces contre des jeunes hommes qui s’amusent à défier les autorités comme bon leur semble. Avant même la crise provoquée par le Coronavirus, ils ont perturbé le fonctionnement du tribunal de première instance de Port-au-Prince à plusieurs reprises. Par leurs actes de grand banditisme, ils ont obligé les employés de la primature à abandonner le Bicentenaire et contraint la PNH à barricader certaines rues adjacentes au Bicentenaire ce qui a créé des embouteillages monstres sur la route nationale numéro 2 menant à Carrefour et quatre autres départements du pays.

Une insécurité d’État dénonce le RNDDH

En conférence de presse, le 15 avril 2020, en sa résidence officielle, le premier ministre Joseph Jouthe, a fait savoir qu’il est en contact par téléphone avec des chefs de gang de Village de Dieu. Ce contact permanent avec les bandits du Bicentenaire, Joseph Jouthe compte le maintenir jusqu’à ce qu’ils déposent leurs armes.

Le directeur exécutif du réseau national de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, dans une interview accordée à Juno7 attribue la tournure que prennent les évènements à la faillite de l’État. Car il s’agit “d’une insécurité d’État”, a-t-il martelé. Si la situation d’insécurité dans laquelle se trouve le pays ces dernières semaines s’est autant détériorée c’est par la faute des autorités en place.

Selon lui, les bandits ne produisent ni armes ni munitions et parfois ils sont même mieux armés que les agents de l’ordre. Pour combattre la prolifération des armes illégales dans le pays. Il faut empêcher le trafic dans les ports, aéroports et au niveau des frontières. “Pourquoi l’État n’a pris aucune disposition contre les trafiquants d’armes et de munitions dans le pays? Certains journalistes entretiennent des relations de copinage avec des bandits qui terrorisent la population. Et, fort souvent ils sont même très proches de certains politiciens”, a expliqué Pierre Espérance.

Le militant des droits humains n’a pas voulu tirer à boulets rouges sur les policiers car dit-il ces derniers sont désemparés face à la puissance de feu des bandits et la protection qu’ils bénéficient de la part de certains hauts dignitaires de l’État.

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