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Haiti- Insécurité: Port-au-Prince, une ville fantôme à la tombée de la nuit

Haiti- Insécurité: Port-au-Prince, une ville fantôme à la tombée de la nuit
Photo: Ody Bien-Eugène | Juno7

Haiti- Insécurité: la capitale haïtienne transformée en une ville fantôme à la tombée de la nuit.

Port-au-Prince, Haiti.-  Kidnapping, guerre des gangs, vols et viols, voilà en quoi se résume l’actualité quotidienne d’Haïti. Jusqu’à présent, la capitale tente de résister face à l’assaut des malfrats qui imposent leur loi dans une ville qui autrefois qui attirait les touristes. Depuis une vingtaine d’années, la capitale est transformée en une ville fantôme, notamment à la tombée de la nuit où les gens ont développé une peur bleue et ont décidé de rester chez eux.

Si dans les années antérieures jusqu’au début des années 90, la situation du pays était plus ou moins stable, les citoyens pouvaient circuler librement dans les quartiers, désormais la donne a changé face à l’amplification des groupes armés dans plusieurs zones de la capitale haïtienne et dans certaines villes de province. Port-au-Prince et ses environs donnent l’impression que chaque quartier, chaque bloc ou secteur, a son groupe de gang qui dirige et fait la loi au nez et à la barbe des dirigeants.

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Face à cette situation, les citoyens sont obligés de limiter leur déplacement ou encore de rentrer le plus tôt possible afin de laisser la ville à ces malfrats qui contrôlent tout et tout. “Je sors à 8 heures du matin et je rentre à 5 heures chez-moi”, a lâché une mère de famille. “Pòtoprens pa mande pou dire nan lari, depi l fè yon lè ou dwe rantre. Si tout fwa ou estime twò ta bare w se rete kote w ye a pou demen”, a-t-elle ajouté pour montrer comment la capitale est devenue un couloir de la mort.

Si dans certaines villes de province les activités nocturnes sont toujours existantes, ce n’est plus le cas à Port-au-Prince en raison de la montée grandissante de l’insécurité notamment les cas de kidnapping. Les clubs sont presque vides, pas de grandes soirées pendant la période des vacances, les activités nocturnes sont au ralenti dans plusieurs zones. “Je suis obligé de fermer la porte de mon restaurant dansant. Actuellement, je suis en train de réfléchir à d’autres alternatives (…).

Depuis des mois la recette a pratiquement baissé, les clients ne fréquentent plus l’espace. Le week-end dernier j’ai pas pu vendre toutes mes boissons alors qu’auparavant la vente était très intéressante”, se plaint un propriétaire d’un restaurant dansant situé à Tabarre.

Dès qu’on voit que l’horloge tourne autour de huit et neuf heures du soir, les rues sont désertes, la ville a sombré dans le silence. Les retardataires en voiture ou à pied s’empressent de rentrer chez eux. Une situation qui montre à quel point la ville est difficile d’accès pendant la nuit. “Dans les temps passés, on avait peur de marcher la nuit pour ne pas rencontrer le diable (rire).

Le temps a changé, on a peur des bandits, le diable ne fait plus peur aux haïtiens”, a réagi un vieillard sexagénaire qui a aussi souligné que le pays est en train de disparaître. “Mon fils le pays va mal. À un moment, je pouvais marcher comme bon me semble sans penser à des idées négatives comme quoi des voleurs vont me dépouiller, on va m’enlever. Aujourd’hui, si un jeune de ton âge sort à 8 heures du soir et que quelque chose lui arrive, la société est prête à l’incriminer comme une personne irresponsable qui n’a pas fait attention avec sa vie. Peyi a fini”.

Vivre à Port-au-Prince c’est accepter de regagner votre domicile le plus tôt que possible, accepter de vivre avec la peur au ventre quand vous sortez, accepter que les groupes armés fassent parler la poudre. À Port-au-Prince nos jours sont comptés.

Haiti- Insécurité: Port-au-Prince, une ville fantôme à la tombée de la nuit

Photo: Ody Bien-Eugène | Juno7

En savoir plus:

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Mwen se Dimitry Charles, jounalis redaktè anndan Juno7, mwen etidye kominikasyon ak jounalis, mwen fè redaksyon pwojè tou. M ap kolabore anndan Juno7 paske m vle fè yon jounalis itil

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