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L’éducation devient depuis plus d’un mois une victime silencieuse de cette escalade de violence à Port-au-Prince

L'éducation devient depuis plus d'un mois une victime silencieuse de cette escalade de violence à Port-au-Prince
Hier, le mercredi 17 avril 2024, la porte principale du Lycée du Cent Cinquantenaire, communément appelé Lycée des Jeunes Filles, a été fermée. Maxime Louissaint | JUNO7
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L’éducation devient depuis plus d’un mois une victime silencieuse de cette escalade de violence dans la région métropolitaine de Port-au-Prince

La violence des gangs armés dans le pays, notamment à Port-au-Prince, a eu des conséquences dévastatrices sur la vie quotidienne des habitants, notamment sur l’éducation des enfants. Depuis un mois, soit le 29 février dernier, les écoles et universités de la capitale haïtienne ont été contraintes de fermer leurs portes, laissant des milliers d’élèves et d’étudiants privés de leur droit fondamental à l’éducation.

Cette situation est le résultat d’une escalade de la violence des gangs “Viv Ansanm”, qui ont transformé certaines parties de la région métropolitaine de Port-au-Prince en véritables zones de guerre. Ils n’ont pas hésité à saccager, incendier et même piller certains établissements scolaires et universitaires.

“C’est très difficile pour les élèves. Depuis plusieurs années, l’école ne peut pas fonctionner normalement dans le pays, en particulier dans la capitale haïtienne. Les élèves sont souvent les principales victimes de la violence des gangs et aussi de l’instabilité politique. À chaque problème auquel fait face le pays, ce sont eux qui paient les conséquences. Ces derniers mois, la situation devient pire et les élèves une nouvelle fois subissent, ils sont des laissés pour compte”, se plaint un professeur de biologie qui n’a pas pu dispenser son cours depuis février.

Les habitants de Port-au-Prince vivent dans la peur constante des extorsions perpétrées par les gangs qui contrôlent certains quartiers de la ville. Les rues sont devenues des terrains de jeu mortels pour ces criminels, et la population civile en paie le prix fort. Plusieurs membres de la population ont été obligés de fuir leurs maisons pour se réfugier dans d’autres endroits du pays.

Par ailleurs, les écoles et universités, censées être des sanctuaires d’apprentissage et de développement, sont désormais confrontées à la dure réalité de cette violence. Les malfrats ont saccagé pendant ces derniers jours les locaux du Petit Séminaire Collège Saint Martial, même cas de figure pour l’Ecole Nationale des Arts, la Faculté des Sciences et l’ancien bâtiment de l’École Normale Supérieure.

Pour de nombreux enfants et adolescents, l’école était leur seul refuge, un endroit où ils pouvaient espérer un avenir meilleur. Mais avec les établissements scolaires attaqués ou fermés, ces jeunes se retrouvent sans structure, sans supervision et sans accès à l’éducation. Pour certains, cela signifie une perte irrémédiable d’opportunités, les condamnant à un avenir incertain et précaire.

“Oui je suis inquiet. Je suis en neuvième année, je ne sais pas quand je vais retourner à l’école et comment je vais me préparer pour les examens d’Etat. J’ai peur des balles, des gangs et de tous ceux qui peuvent perturber la bonne marche de l’école. Dans un pays normal, l’école, l’université, l’ambulance et l’hôpital doivent être respectés et protégés”, a déclaré un jeune écolier.

Les enseignants et le personnel éducatif sont également affectés par cette crise, ils sont confrontés aux mêmes dangers que le reste de la population. Sous le couvert d’anonymat, un professeur raconte les difficultés auxquelles il est confronté.

“J’ai laissé ma maison à la rue de la Réunion. Les écoles où je travaille ne fonctionnent plus depuis le déclenchement des scènes de violence au centre-ville de Port-au-Prince. Elles (les écoles) ne me paient pas parce que les responsables n’ont pas les moyens face à cette situation chaotique. J’ai une famille composée de deux enfants que je dois nourrir au quotidien”, a déclaré tristement ce professeur.

Toutefois, le MENFP promet d’accompagner les élèves en mettant en place des cours pour compenser les heures perdues, des programmes pédagogiques à la radio, à la télévision et sur son site internet.
Entretemps, du 22 au 24 juillet ce sera l’examen de 9ème, du 22 au 26 juillet ce sera l’examen de l’école normale des instituteurs, du 22 au 26 juillet ce sera l’examen du Centre d’éducation familiale et du 5 au 8 août ce seront les épreuves du Baccalauréat.

L'éducation devient depuis plus d'un mois une victime silencieuse de cette escalade de violence à Port-au-Prince

Hier, le mercredi 17 avril 2024, la porte principale du Lycée du Cent Cinquantenaire, communément appelé Lycée des Jeunes Filles, a été fermée. Maxime Louissaint | JUNO7

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