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Ariel Henry, revient très confiant quant au déploiement de la force multinationale, annonce qu’il ne va pas attendre indéfiniment l’opposition

Ariel Henry, revient très confiant quant au déploiement de la force multinationale, annonce qu’il ne va pas attendre indéfiniment l’opposition
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Ariel Henry revient très confiant quant au déploiement de la force multinationale dans le cadre de la mission de l’ONU en appui à la police nationale, annonce qu’il ne va pas attendre indéfiniment l’opposition pour trouver un consensus afin d’aller vers la mise en place d’un CEP en vue de l’organisation des élections.

Ariel Henry, revient très confiant quant au déploiement de la force multinationale, annonce qu’il ne va pas attendre indéfiniment l’opposition

Le premier ministre Ariel Henry, lors d’une interview accordée à Juno7 et d’autres médias, est revenu sur sa participation à la 78e assemblée générale des Nations unies qu’il qualifie de semaine importante en raison des rencontres bilatérales et d’autres négociations faites par la délégation haïtienne sur la crise que connait le pays. Il a fait référence à la rencontre du comité économique et social des Nations unies, présidée par le Canada, qui a été un espace où les problèmes d’Haïti sur le plan économique, sécuritaire et social ont été posés ainsi que celle du département d’État américain où une quarantaine de pays étaient présents pour échanger autour de la crise sécuritaire dans le pays.

 

«Cette semaine était surchargée en terme d’activités mais aussi très bénéfique pour faire avancer la cause haïtienne. On espère que le peuple haïtien avant la fin de cette année aura à bénéficier des retombées de ces rencontres. Les pays qui ont assisté à la rencontre avec le secrétaire d’Etat américain ont manifesté la volonté d’aider à trouver une solution. Parmi les thématiques mises en discussion lors de cette réunion, il y a le vote d’une résolution du conseil de sécurité des Nations unies. Nous espérons que la semaine prochaine, cette résolution sera mise en vote», a-t-il indiqué.

 

Précisant qu’il n’a jamais fait de demande d’intervention militaire, le premier ministre a affiché son optimiste à vu d’oeil sur le déploiement de cette mission en appui à la police nationale qui, selon lui, n’est pas préparée encore moins équipée pour confronter les gangs criminels qui sèment la terreur dans le pays. Cela a pris du temps au niveau de la communauté internationale pour certains pays, pour comprendre que la situation risque de s’empirer.

« Nous avons besoin d’une force composée de policiers, mais également de militaires pour affronter la situation de guérilla urbaine mise en place par les gangs armés», a dit le PM Henry avec une pointe de satisfaction que l’ONU pourrait aller dans le sens d’une force de police accompagnée de contingents militaires pour faire face a la situation.

 

Joe Biden et après lui, son ministre des affaires étrangères, Antony Blinken ont tous plaidé en faveur du déploiement de cette mission. Le chef du gouvernement haïtien s’est fait le témoin de la bonne volonté de ce partenaire qui pousse depuis le sommet des Amériques pour une réponse robuste aux gangs armés. Il précise que le gouvernement des États-Unis avait toujours exprimé ses inquiétudes sur la situation dans le pays. Les Américains, toujours selon lui, ont tenté d’aider dans la mesure du possible pour trouver les solutions les plus acceptables. «C’est pour cela que le secrétaire d’État Blinken avait fait savoir que son pays, son gouvernement va tout faire pour aider Haïti à sortir de cette impasse.»

 

Un appel au calme et au dialogue simultanément avec la construction du canal

 

A propos des tensions entre les deux pays voisins autour de la construction du canal sur de la rivière Massacre à Ouanamithe, le PM Henry a fait savoir que des membres de son administration avaient déjà rencontré les autorités dominicaines, et que Haïti reste ouvert au dialogue car c’est par les échanges qu’on peut arriver à une solution acceptable qui serait la meilleure pour les deux pays. «Comme je l’ai dit dans mon discours, nous avons des cours d’eau et rivières transfrontaliers. Alors nous devons nous assurer d’une utilisation équitable de ces ressources. Il faut agir avec sérénité et le calme nécessaire pour trouver une solution acceptable pour les deux pays», a-t-il déclaré.

 

Dans le temps, affirme le PM, l’État haïtien avait pris l’initiative de construire un canal d’irrigation sur de la rivière Massacre. Mais actuellement les travaux qui sont en cours ne sont pas à l’initiative de l’État, a-t-il dit confirmant ainsi que les travaux en cours sur le canal sont à l’initiative de particuliers. Quand les travaux étaient arrêtés, il fallait une expertise avant de les reprendre, c’est pour cela que les ministères de l’agriculture et de l’environnement iront sur les lieux, pour se pencher sur le problème d’irrigation de la plaine Maribaroux, explique-t-il, avant de préciser que ce qu’on doit prioriser, c’est le mieux être des haïtiens et des dominicains.

«Pas un passage en force mais on ne peut attendre indéfiniment»

Ariel Henry dont son gouvernement n’arrive pas à organiser des élections depuis 2 ans pour mettre fin à la transition a indiqué qu’il a fait certains pas dans la bonne direction pour trouver une solution à la crise politique par la signature des deux accords avec plusieurs acteurs politiques. Toutefois, il a indiqué qu’il n’attend pas à ce qu’il y ait un consensus général voire l’unanimité autour de ses accords pour avancer.

« Il y a des sujets sur lesquels nous évitons de prendre une décision s’il n’y a pas un large consensus autour par exemple, le conseil électoral provisoire nous ne pouvons pas rester deux ans voire trois ans à attendre que tout le monde se mette d’accord pour passer à une nouvelle étape, on va avancer coûte que coûte nous devons commencer à avancer vers les élections», a annoncé le premier ministre.

Le gouvernement n’est pas informé avant l’imposition des sanctions

Qu’il s’agisse des États-Unis, du Canada ou de la République dominicaine les autorités de ces pays ne m’ont jamais contacté personnellement avant d’imposer des sanctions à des membres des élites politiques et économiques du pays, a affirmé sans ambages Ariel Henry. Il a fait savoir que son gouvernement, une fois que ces pays ont annoncé des sanctions, a essayé de connaître «les raisons qui les ont poussé à sanctionner ces personnalités dans un souci de mettre de l’ordre chez nous car certaines personnes qui sont visés par des sections, la justice haïtienne n’a pas de dossier contre elles», a-t-il précisé.

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