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Haïti, pays gangrené par la violence des gangs, des déplacés internes et des mouvements de protestation

Haïti, pays gangrené par la violence des gangs, des déplacés internes et des mouvements de protestation
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Haïti, le pays où des individus armés sèment la violence, le prix des produits de première nécessité flambe et des mouvements de protestation paralysent les activités commerciales et scolaires.

Depuis plusieurs années, l’image d’Haïti se résume à des mouvements de protestation et des scènes de violence orchestrées par des gangs dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans certaines villes de province. Ajoute à cela, la population haïtienne fait face à une inflation, les produits de première nécessité ne cessent de grimper.

À l’échelle internationale, les titres des journaux n’ont jamais raté l’occasion de souligner l’instabilité politique et les déplacés internes à cause de la violence des gangs armés dans les quartiers. Même l’école n’est pas épargnée dans cette situation: les écoliers ont perdu des dizaines de jours de classes lors des mouvements de protestation exigeant le départ du premier ministre Ariel Henry du pouvoir.

En effet, Haïti vit une situation désastreuse avec la présence des gangs dans plusieurs coins du pays. À Port-au-Prince, ces individus armés continuent d’étendre leurs tentacules jusqu’à encercler la capitale haïtienne, la plus grande ville économique du pays. Ces malfrats qui font la loi ont pris le plaisir d’enlever des personnes, de tuer, de violer, de se battre entre-eux pour le contrôle des territoires stratégiques.

Si l’on se réfère au dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme concernant la violence des gangs, l’instance onusienne a indiqué que le mois de Janvier 2024 a été le mois le plus violent ces deux dernières années en Haïti. Au moins 806 personnes ont été tuées, blessées ou kidnappées en janvier 2024, des chiffres qui ont montré que janvier avait été le mois le plus violent ces deux dernières années.

L’organisation onusienne a souligné qu’en 2023, les enfants ont été très touchés par cette violence. 167 enfants ont été tués ou blessés par balles. Certains ont été exécutés par des gangs ou des groupes dits « d’autodéfense » pour leur soutien présumé à leurs rivaux. Le recrutement d’enfants dans des gangs reste extrêmement préoccupant.

 

Des déplacés à cause de la violence des gangs

Plusieurs familles ont été contraintes de quitter leurs maisons pour échapper à la violence des gangs dans les quartiers contrôlés par ces individus. À Carrefour-Feuilles, plusieurs maisons ont été incendiées, des membres de la population tués ou violés par le groupe armé du quartier de Grand-Ravine qui veut prendre d’assaut ce quartier situé en plein cœur de la capitale haïtienne. Les résidents de Carrefour-Feuilles ont été obligés de se déplacer afin de prendre refuge au local du Lycée Anténor Firmin ou au Gymnasium Vincent.

Même cas de figure pour quelques familles de Solino, Pernier, Tabarre et la Plaine du Cul-de-Sac qui ont abandonné leurs maisons à cause de la guerre des gangs. Certains de ces habitants se retrouvent actuellement en grande difficulté et n’ont pas les moyens pour payer un logement ou aller dans une ville de province. Plusieurs d’entre-eux dorment dans des écoles, sur des places publiques dans des conditions infrahumaines.

Il convient de rappeler que la Direction générale de la protection civile dans un rapport publié en septembre de l’année dernière, a informé que l’institution a enregistré 32 045 déplacés pour 6 409 familles. Ce rapport sur la situation des habitants de Carrefour-Feuilles et de Tabarre a été réalisé au cours de la période allant du lundi 18 au lundi 25 septembre 2023.

 

Les mouvements de protestation paralysent les activités commerciales et scolaires

Depuis environ un mois, plusieurs structures politiques dont EDE et Pitit Desalin ont lancé des mouvements de protestation en Haïti afin d’exiger le départ de Ariel Henry du pouvoir. À l’approche du 7 février, les mobilisations ont été intensifiées à Port-au-Prince et dans les grandes villes de province.

Le mouvement est en baisse depuis quelques jours mais les opposants ne cessent d’exiger le départ du chef de la Primature qui d’après eux est le principal responsable de la situation actuelle que connaît le pays. À cause de cette situation, l’école fonctionne au ralenti dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans quelques villes de province.

Des citoyens se plaignent face à la paralysie des écoles. Ils pensent que l’école doit fonctionner normalement quelque soit la situation à laquelle est confronté le pays. D’autres pensent que les organisateurs des mouvements ont utilisé la fermeture des écoles comme moyen politique pour obtenir le départ des dirigeants actuels du pouvoir.

Face à ce constat, les écoliers sont les principaux perdants, en particulier ceux des écoles publiques qui n’ont pas la possibilité d’étudier en ligne comme le font les écoles congréganistes qui dispensent les cours en ligne pour rattraper les jours de classes perturbés par les mouvements de protestation.

Les problèmes du pays sont multiples: la population est contrainte de payer un droit de passage imposé par les gangs sur les routes nationales, le système sanitaire est lamentable, les habitants vivent au seuil de la pauvreté, le pays est parti en vrille.

Le gouvernement et des membres de la population misent sur la venue d’une force multinationale pour aider la PNH à combattre les gangs. Entre Temps, des personnes surveillent l’e-mail de USCIS pour quitter le pays via le programme Humanitaire Parole, d’autres ont pris le risque de voyager vers le Nicaragua pour atteindre le Mexique dans l’unique but de toucher le territoire des États-Unis.

Haïti, pays gangrené par la violence des gangs, des déplacés internes et des mouvements de protestation

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