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Les régimes de sanctions de l’ONU doivent aller au-delà de la crise humanitaire, préconise le CARDH

Les régimes de sanctions de l’ONU doivent aller au-delà de la crise humanitaire, préconise le CARDH

Les régimes de sanctions de l’ONU doivent aller au-delà de la crise humanitaire, préconise le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH)

Le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH), dans un rapport publié ce 21 novembre, souhaite que les régimes de sanctions prévus dans la résolution 2653 des Nations-Unies et appliqués par les États-Unis et le Canada notamment puissent aller au-delà de la crise humanitaire et s’inscrire dans la dynamique de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

« La crise humanitaire en Haïti servant de leitmotiv à l’adoption des régimes de sanctions est la résultante de la prise en otage du pays par les gangs mais surtout une mainmise de la criminalité sur la gouvernance politique et économique du pays. Les sanctions doivent s’inscrire dans le renforcement de l’État de droit et de la démocratie », recommande le CARDH dans ce document de 27 pages.

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L’organisation estime en outre qu’au-delà de leur portée morale et politique, les régimes de sanctions doivent viser l’assainissement de la gouvernance et des finances publiques et du système électoral, la lutte contre la corruption particulièrement le retracement du fonds Pétro Caribe, entre autres.

Le CARDH souligne par ailleurs que la justice et la politique américaines et canadiennes ne doivent pas remplacer la justice haïtienne. Aussi, croit-il que ces régimes de sanctions doivent s’inscrire dans une logique de complémentarité et se conformer au droit international.

S’agissant des individus visés par ces mesures, le CARDH soutient qu’elles ne doivent pas suivre une logique deux poids deux mesures. Les chefs de gangs, argumente-t-il, ne sont pas les vrais « maîtres » de la criminalité en Haïti. « Ils [les chefs de gangs] ne sont que des instruments. Les maîtres sont dans la sphère privée (détenant, pour la plupart, de nationalité américaine, canadienne, française…), dans la politique, dans la criminalité transnationale régionale », avance l’organisation.

Depuis l’adoption début octobre de cette résolution prônant la prise de sanctions contre les gangs et leurs financiers en Haïti, les États-Unis et le Canada sont passés à l’action en adoptant des mesures contre une douzaine de personnalités politiques et des chefs de gangs en Haïti.

Les régimes de sanctions de l’ONU doivent aller au-delà de la crise humanitaire, préconise le CARDH

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